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SUJET: Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH

Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 26 Jui 2017 12:13 #162

  • Philippe AMELINE
  • Offline
Bonjour,

Nous progressons dans la rédaction d'une première mouture de la nomenclature qui se concentre sur les services les plus fréquents (à partir de la liste des prestations souhaitée par le département 51). C'est à partir de ce document "déjà suffisamment métier" (ou "moins théorique") que les acteurs terrain pourront réagir.

Dans ce cadre, apparait un "écueil" qu'il me semble important de discuter.

Nous avons pris pour principe d'utiliser SERAFIN-PH comme tronc principal et, afin d'y attacher nos prestations, de le compléter si besoin de branches qui reprennent la structure de la CIF (classification OMS du fonctionnement, qui énumère les "besoins" de la personne).

La CIF (qui est déjà au cœur de SERAFIN) nous fournit une structure de travail, mais constitue également une forme de contrainte... par exemple :

Dans la version préliminaire de la nomenclature, nous avions défini une prestation 2.3.2.2.1.1 "Accompagnement aux courses" comme étant attaché au besoin d6200 "Faire les courses" de la CIF (acquérir pour de l'argent les produits et les services nécessaires à la vie quotidienne (y compris donner instruction et superviser un intermédiaire chargé de faire les courses), par ex. choisir la nourriture, les boissons, les produits d'entretien, les articles ménagers ou les vêtements au magasin ou au marché; comparer la qualité et les prix des articles désirés, négocier et finalement payer les produits et les services choisis et les transporter).

Par ailleurs, lors de la réunion téléphonique du 23, nous avons été interpellé sur le fait qu'il manquait à cette nomenclature le concept "Accompagnement pour les déplacements à l'extérieur". Un concept assez général qui consiste à accompagner une personne à l'extérieur pour se promener ou pour accomplir une ou plusieurs tâches. Assez logiquement, la correspondance avec la CIF est le bloc d450 à d469 qui correspond au besoin "Marcher et se déplacer".

On pourrait trouver pratique que l'accompagnement aux courses soit une variante de l'accompagnement pour les déplacements à l'extérieur (dont le prétexte serait d'aller faire les courses), mais la branche d6200 "faire les courses" de la CIF n'est pas incluse dans l'intervalle d450-d469 "marcher et se déplacer". On peut faire les courses sur Internet sans se déplacer !

Plusieurs solutions s'offrent à nous :
1) rester attaché à la CIF et supposer que "faire ses courses" est détaché de "marcher et se déplacer". Ce qui passe par le remplacement de l'élément "accompagnement aux courses" par "aide aux courses" (qui ne préjuge pas d'un déplacement - par exemple parce qu'on aide à choisir dans un catalogue papier ou électronique afin d'être livré). Dans ce cas, l'accompagnement aux courses devient la somme des deux prestations "accompagnement pour les déplacements à l'extérieur" et "aide aux courses" (en gros on décompose la fonction d'accompagnement "vers les courses" et la fonction d'aide "à choisir et acquérir les produits").
2) On garde l'état actuel avec les deux inconvénients que l'accompagnement aux courses n'est positionné comme sous-cas des accompagnements généraux et que nous n'avons pas de code pour l'aide aux courses sur catalogue (papier ou web).

L'autre souci, la façon dont Serafin traite le bloc CIF d450-d469 "marcher et se déplacer".

La connexion est faite dans le chapitre 1 de Serafin (qui traite des besoins), par le code 1.2.1.3 "Besoins pour la mobilité", qui intègre une partie de la CIF :
d410 à d429 - Changer et maintenir la position du corps
d430 à d449 - Porter, déplacer, et manipuler des objets
d450 à d469 - Marcher et se déplacer

La réponse correspondante, qui se trouve logiquement dans le chapitre 2 pour la même arborescence, est le code 2.2.1.3 "Accompagnement à l'extérieur avec déplacement d'un professionnel pour mettre en œuvre une prestation en matière d'autonomie". Pour "coller à la CIF", j'ai déplié trois sous-branches :

2.2.1.3.2 Accompagnement à l'extérieur avec déplacement d'un professionnel pour changer et maintenir la position du corps
2.2.1.3.2 Accompagnement à l'extérieur avec déplacement d'un professionnel pour porter, déplacer, et manipuler des objets
2.2.1.3.3 Accompagnement à l'extérieur avec déplacement d'un professionnel pour marcher et se déplacer

Le problème, c'est que, pour être honnête, je ne comprends pas ce que représente le code 2.2.1.3.2 et que, si je l'interprète comme "quelqu'un m'accompagne à l'extérieur pour que j'aille dans un établissement où on m'apprendra à changer et maintenir la position de mon corps", alors le 2.2.1.3.3 ne correspond plus à "quelqu'un m'accompagne pour marcher et me déplacer" mais à "quelqu'un m'accompagne dans un lieu où on m'apprendra à marcher et me déplacer".

Pour information le texte SERAFIN de la prestation 2.2.1.3 :

DESCRIPTION :

Cette prestation vise les situations où un ou des professionnels est présent avec la personne lors d’un déplacement en dehors de son cadre de vie habituel afin de délivrer, le cas échéant, une ou des prestations en matière d’autonomie :
- accompagnements pour l’entretien personnel.
- accompagnements pour la communication et les relations avec autrui
- accompagnements pour prendre des décisions adaptées et pour la sécurité

Cette prestation est réalisée par des professionnels sociaux et éducatifs de l’accompagnement, quel que soit leur statut vis-à-vis de la structure et en particulier :
- des aides médico psychologiques
- des éducateurs et moniteurs : éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes enfants,
- des interprètes, codeurs, interfaces de communication et interprètes

Par exception au reste des prestations de soins et d’accompagnement :
- Cette prestation est certes constituée d’un ensemble d’actions mais celles-ci ne lui sont pas propres et sont liées à la prestation en matière d’autonomie à laquelle elle se rattache.
- Elle n’a pas vocation à se dérouler dans tous les lieux de vie de la personne, elle se déroule uniquement dans les situations au cours desquelles l’usager est amené à effectuer un déplacement qu’il ne pourrait effectuer seul du fait de besoins liés à l’autonomie ou de besoins liés à la santé.
- Elle peut par contre être menée pour un seul ou plusieurs usagers réunis.

Par ailleurs, comme l’ensemble des prestations en matière d’autonomie, elles s’inscrivent dans une logique de compensation qui peut aller jusqu’à la suppléance de la personne mais ne s’y limite pas. Elle inclut bien toutes les nuances d’un accompagnement qui a pour objectif l’acquisition et le maintien du maximum d’autonomie de la personne : du « faire faire », au « apprendre à faire », au « faire avec » jusqu’au « faire à la place de ».
Quelques exemples :
- Etre présent avec une personne au cours du transport pour aller consulter et lors de la consultation médicale, pour une hospitalisation afin de l’accompagner dans la communication avec les professionnels de santé jusqu’à suppléer cette personne pour la communication.
- Etre présent avec une personne, lors d’une démarche administrative qu’elle ne peut effectuer seule sans l’appui d’un professionnel, appui contant ou éventuel. C’est l’exemple d’un risque d’étouffement qui peut nécessiter une aspiration endotrachéale.

A noter : cette prestation vise particulièrement à identifier les déplacements à l’extérieur effectués pour mettre en oeuvre une prestation en matière d’autonomie. Dans la mesure où toutes les prestations de soins et accompagnement ont comme caractéristique générale de pouvoir se dérouler dans tous les lieux de vie de la personne, cette prestation permettra essentiellement d’identifier des déplacements effectués pour la mise en oeuvre de prestations en matière d’autonomie en dehors des lieux de vie habituels de la personne.

BESOINS AUXQUELS LA PRESTATION REPOND :
La prestation répond aux mêmes besoins que les prestations en matière d’autonomie auxquelles elle se rattache.
Consulter les fiches des composantes de niveau 4 :
- 2.2.1.1 - Accompagnements pour les actes essentiels
- 2.2.1.2 - Accompagnements pour la communication et les relations avec autrui
- 2.2.1.4 - Accompagnements pour prendre des décisions adaptées et pour la sécurité

CE QUE CE N’EST PAS :
- Cette prestation ne concerne pas les professionnels de santé, psychologues, avéjistes et instructeurs en locomotion dont les déplacements effectués avec des usagers afin de mettre en oeuvre des prestations de soins, de maintien et de développement des capacités fonctionnelles sont constitutifs de leur prestation.
- Cette prestation n’est pas une prestation d’accompagnement pour le développement de la mobilité à l’extérieur définie en 2.3.4.3 - Accompagnements pour le développement de l’autonomie pour les déplacements.
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Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 01 Jui 2017 18:19 #159

  • DELORMAS
  • Offline
Bonjour,

Je me permet de reprendre la remarque (point B) de Madame François sur laquelle je n'ai pas vu de réponse, à savoir :
"
B - que soient mieux représentés les véritables UTILISATEURS MÉTIER que sont les utilisateurs de la nomenclature sur le terrain (Évaluateurs des Départements, Responsables secteurs et Intervenants, Infirmiers coordinateurs, Infirmiers et Aide-soignants), sans leur présence et leurs contributions il est illusoire d'avoir une solution opérationnelle utilisable et performante.
"

Nous avons la même perception. Il nous semble "irrationnel" de traiter ce sujet majoritairement entre techniciens (éditeurs informatiques). La présence large des représentants métiers est une condition incontournable pour créer une nomenclature en phase avec la réalité de terrain.

Autant notre participation sur la définition d'un format standard d'échange était légitime, autant, sur ce sujet, les "praticiens" sont les mieux placé pour définir (avec notre contribution technique) et valider cette nomenclature. N'inversons pas les rôles.

Bien cordialement.
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Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 29 Mai 2017 16:35 #158

  • Philippe AMELINE
  • Offline
Bonjour Hélène,

Votre texte précédent me fait craindre que nous ne travaillions pas sur le même sujet.

Il est important, en premier lieu, de préciser que la conception d'une nomenclature des actes du secteur social ne fait pas partie des missions d'Edess. Notre rôle est de faire vivre les messages Esppadom, et le standard permet déjà d'échanger des codes actes définis de gré à gré au sein d'un département.

Le chantier actuel, qui consiste à fournir une nomenclature de base afin d'éviter à chaque région et de définir ses codes, vise à fluidifier le passage à Esppadom dans le cadre du "virage qualitatif" (passage d'une logique d'allocation horaire pure à une logique d'allocation horaire avec précision d'actes indispensables). Ceci pour dire que nous n'avons pas de moyens spécifiques pour cette tâche, et sommes même aux marges de notre mission. L'esprit est d'être efficace et imaginatif donc, si je peux me permettre un trait d'humour, de prendre le contrepoint de l'OMS et des autres institutions qui élaborent les classifications et nomenclatures officielles (dont le temps de maturation se compte en années pour la v1 et, désormais, en dizaines d'années pour les versions ultérieures).

Pour être efficaces, un précédent groupe de travail a recensé les actes présents au catalogue des principales organisations de SAD afin de permettre au départements de "passer commande d'un service existant". Le livrable de ce groupe de travail étant une forme d'inventaire "à plat" qui regroupait des services de niveaux hétérogènes (les uns étant des sous-niveaux des autres), il nous a paru important de concevoir un "rangement" arborescent afin de permettre aux donneurs d'ordre de rester maître du niveau de précision en fonction de la finesse d'analyse personnalisée des besoins.

Jusqu'ici, on ne parle pas de CIF, ni de Séraphin, ni de quoi que ce soit d'autre. On ordonne la réunion des catalogues des SAD.

Par "esprit d'escalier", j'ai cherché à accrocher cet "herbier" à un tronc et à une arborescence maîtresse afin de garantir la logique métier du travail :
- grouper ce qui va ensemble
- ajouter intelligemment les services à venir
- dépister les oublis ou les manques de la nomenclature
- etc...

A ce stade, il est important de considérer que le tronc et les branches maitresses sont au service de la démarche et non l'inverse.

La première piste pour fournir le tronc a été l'un des chapitres du GEVA, qui est utilisé comme élément structurant de l'élaboration du plan d'aide. Lorsqu'il a été établi que la CNSA avait l'ambition de structurer ce type de démarche autour de Serafin, il a paru logique de l'utiliser comme "tronc". La logique ici n'est pas de préférer Serafin à telle ou telle autre démarche, mais bien de partir du principe que, puisque les outils du domaine seront à terme structurés par Serafin, Esppadom doit (appuyer/faciliter/bénéficier de) cette démarche.

Serafin étant appuyé sur la CIF, nous attachons donc notre "catalogue unifié des SAD" aux branches de la CIF telles qu'elles sont ordonnées par Sérafin. C'est, résumée en une phrase, notre démarche.

Il est important, à ce stade, de (re) préciser que cet ordonnancement sémantique ne préjuge en rien de l'aspect des interfaces des éditeurs. Elle assure simplement qu'un service donné se verra attribuer un code unique, qui sera un sous-code d'un service père "moins précis", et éventuellement un sur-code de services fils "plus précis". Rien n'empêche donc les éditeurs d'inscrire le code correspondant à "aide à la toilette" dans divers catalogues thématiques adaptés à la façon dont les SAD organisent leur offre de services.

En résumé, l'état actuel du travail est donc un tableau Excel avec :
- au milieu (à gauche du tableau en coordonnées cylindriques) le tronc serafin qui ordonne des branches maitresses CIF
- à l'extérieur (à droite du tableau Excel) une liste désordonnée de feuilles : les services au catalogue des SAD
- entre les deux, le travail à réaliser, qui consiste à attacher les feuilles aux bonnes branches (éventuellement en ajoutant des ramilles intermédiaires pour réaliser un rangement propre).

La prochaine étape, comme nous l'avons acté lors de la précédente réunion téléphonique, consiste à trouver un emplacement définitif pour la quinzaine de feuilles qui permettront aux départements les plus en pointe de passer à l'acte.

A mon sens, compte tenu de l'attente (déjà longue) des départements, la démarche ne peut être que la suivante :
- Edess progresse sur la démarche expliquée ci-dessus, en qualifiant la quinzaine de codes demandés par le département de la Marne : vérification et "blocage" de leur position dans l'arbre et (puisque l'arbre fournit une forme de "sémantique de position") rédaction d'une fiche de définition précise et, si besoin, de critères d'inclusion et d'exclusion (par exemple, "aide à la toilette" signifie que l'intervenant fournit une assistance mais ne réalise pas intégralement lui-même).
- les donneurs d'ordres, éditeurs et acteurs supports critiquent éventuellement le travail de bon positionnement de la feuille sur les branches maitresses et participent à l'élaboration de la fiche de définition.

Edess estime que ce processus a été validé par la dernière réunion. On pourrait imaginer qu'il dissimule un biais caché, et nous sommes et serons particulièrement à l'écoute des remarques et critiques. Mais, à nouveau, je répète qu'il s'agit simplement d'ordonner un catalogue unifié des SAD.

Par exemple, vous me demandez pourquoi Serafin contient un code 2.1.1.4 "Prestations des pharmaciens et préparateurs en pharmacie". Je ne peux que vous répondre que la présence de cette branche n'est pas de mon ressort et que si elle ne reçoit aucune feuille, elle ne sera probablement pas utilisée. La question se posera éventuellement de savoir si ce type de branche doit être ôtée ou conservée "pour usage futur".

Même type de réponse pour la distinction entre 2.2.1.3 "Accompagnement à l'extérieur avec déplacement d'un professionnel pour mettre en œuvre une prestation en matière d'autonomie" et 2.3.4.3 "Accompagnement pour le développement de l'autonomie dans les déplacements". Si vous consultez les fiches Serafin de ces codes, vous verrez que :

2.2.1.3 : Cette prestation vise les situations où un ou des professionnels est présent avec la personne lors d’un déplacement en dehors de son cadre de vie habituel afin de délivrer, le cas échéant, une ou des prestations en matière d’autonomie :
- accompagnements pour l’entretien personnel.
- accompagnements pour la communication et les relations avec autrui
- accompagnements pour prendre des décisions adaptées et pour la sécurité

2.3.4.3 : Cette prestation regroupe les accompagnements mis en oeuvre par des professionnels sociaux et éducatifs de l’accompagnement en particulier des éducateurs et moniteurs et des aides médio-psychologique pour permettre le maintien et le développement de l’autonomie des personnes dans leurs déplacements au sein de la cité.
Il s’agit :
- De l’accompagnement pour permettre une utilisation autonome des transports en commun
- De l’apprentissage ou de l’accompagnement pour l’apprentissage de la conduite de différents véhicules
- Le soutien pour la connaissance des règles de la circulation routière, en tant que piéton ou en tant que conducteur (préparation de la passation des épreuves de sécurité routière)

Ce sont deux démarches clairement distinctes... et, je le précise à nouveau, il existe trois cas de figure :
1) Ce service est directement au catalogue des SAD, et il existe déjà dans leur interface
2) Ce service est une branche qui permet de ranger des services plus spécifiques qui sont au catalogue des SAD, il n'a donc aucune raison d'apparaitre dans leur interface... par contre, il pourra éventuellement être utilisé par le donneur d'ordre pour préciser qu'un service de ce type doit être presté.
3) Aucun service existant ne peut lui être directement ou indirectement rattaché, c'est une branche en attente de notre arborescence.

En ce qui concerne le soin, il est difficile, aujourd'hui, de travailler sur l'aide sans l'évoquer. Comme je l'ai précisé lors de la réunion téléphonique, il n'est pas envisageable de ne pas respecter la CCAM, qui est, pour tout le secteur médical français, à la fois classante et tarifiante (c'est la base de la tarification à l'activité, la fameuse T2A). En ce qui concerne les infirmier(e)s et les dentistes, ils restent, pour la tarification, attachés aux lettre clés de la NGAP (voir page 76), qui est un système de cotation (à la façon dont les spécialistes cotaient en "K" avant la CCAM) mais ne constitue pas une nomenclature ou une classification des actes.

Actuellement, vous avez probablement remarqué que, puisque Serafin est organisé en trois chapitre (1 besoins, 2 réponses aux besoins, 3 structure), et que nous n'utilisons que le chapitre 2, notre nomenclature n'utilise que des codes de la forme "2.X" et laisse vides tous les codes en "1.X" qui pourront nous permettre, par exemple, d'injecter la CCAM.

S'il faut traiter des actes infirmiers, notre démarche sera probablement similaire à celle des services d'aide : réunir le catalogue des SIAD puis trouver un tronc adapté à un rangement "sémantiquement pertinent" afin de les ordonner dans un catalogue unifié.

Enfin, vous m'interrogez sur la pertinence de codes de type "1.2.6.3.1.etc". Ils possèdent un aspect technique crucial dans notre démarche puisqu'ils indiquent la position au sein d'une "arborescence sémantique" (1.X.2 est un cas particulier de 1.X). C'est de pratique courante dans tous les "coding systems" et généralement utilisé pour les classifications à plusieurs niveaux (comme la CIM10). Bien entendu, ils ne doivent jamais être affichés au sein des interfaces de saisie.
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Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 16 Mai 2017 17:43 #154

  • Philippe AMELINE
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Explosion combinatoire

Il me semble intéressant, même si c'est un peu technique, de revenir sur la notion d'explosion combinatoire.

Si nous nous intéressons à la toilette, et avec une notation d'arborescence empruntée au langage LISP, la CIF propose l'arbre suivant :


(1) ("Aide à la toilette" ("Aide à la toilette partielle" "Aide à la toilette complète"))

Soit aide à la toilette avec deux sous branches : partielle et complète.

Si, avec la même notation, nous prolongeons d'un cran cette description, comme proposé dans le travail préliminaire, nous obtenons une énumération de l'arbre à "trois étages" :

(2) ("Aide à la toilette" ("Aide à la toilette partielle" ("Aide à la toilette partielle au lavabo" "Aide à la toilette partielle au lit") "Aide à la toilette complète" ("Aide à la toilette complète à la douche" "Aide à la toilette complète au lit")))

On pourrait trouver beaucoup plus "économique" de tout traiter avec des modificateurs, pour obtenir une description, par exemple :

(3) ("Aide à la toilette" (type ("partielle" "complète") lieu ("salle de bain" "lit"))))

En réalité, on réalise sur cet exemple :
- la notation 3 est plus élégante et décrit un espace plus vaste que celui qui est énuméré par l'équation (2) (par exemple "Aide à la toilette au lit" n'est pas dans (2)).
- Par contre, en matière de notation, là où (2) propose "Aide à la toilette complète au lit" (ou son code, mettons "2.2.1.1.1.2.1"), (3) oblige à une syntaxe du type "Aide à la toilette":type="complète",lieu="lit".

En pratique, et c'est notre cas aujourd'hui, si on doit publier l'étendue des possibles sous forme d'une liste, donc instancier tous les cas permis par (3), on obtiendra plus de codes qu'énumérés par (2) avec, de surcroît, une notation plus complexe.

La règle la plus sage est donc bien d'énumérer les actes qui correspondent à des catégories distinctes d'action ("au lavabo" induit un déplacement et une surveillance donc constitue un acte particulier, et pas simplement une localisation) et de réserver les modificateurs pour les sous-variantes (par exemple le type de matériel utilisé) ou les variantes générales (comme le "en urgence" de la CCAM).

Pour mieux faire comprendre l'intérêt de cette règle, allongeons encore notre arbre, en prenant en compte, dans le cas de la toilette complète au lit, le surcroît de pénibilité qui s'attache au cas d'un patient qui ne peut participer.

Dans le cas de l'énumération, on obtient :

(4) ("Aide à la toilette" ("Aide à la toilette partielle" ("Aide à la toilette partielle au lavabo" "Aide à la toilette partielle au lit") "Aide à la toilette complète" ("Aide à la toilette complète à la douche" "Aide à la toilette complète au lit" ("Aide à la toilette complète au lit avec participation" "Aide à la toilette complète au lit sans participation"))))

La description nous donne :

(5) ("Aide à la toilette" (type ("partielle" "complète") lieu ("salle de bain" "lit") participation ("oui" "non"))))

En réalité, même si (5) parait toujours plus élégant que (4), elle décrit maintenant un domaine beaucoup plus grand, et surtout inutilement plus grand puisque la participation peut être précisée pour tout type de toilette alors qu'il n'y a que dans le cas de la toilette complète au lit que ce paramètre est pertinent. C'est donc un cas où l'explosion combinatoire est supérieure avec l'approche descriptive.

En résumé, puisque notre objectif est de produire une liste des prestations, la sémantique doit primer et nous permettre une énumération efficace, qui sera utilement prolongée, dans les détails, par des modificateurs. Il ne faut pas se laisser tromper par l'élégance de notation d'une approche descriptive, qui aboutit, en réalité, à une liste inutilement plus vaste et à une notation plus complexe.
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Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 16 Mai 2017 14:28 #153

  • Philippe AMELINE
  • Offline
Bonjour,

Pour revenir aux racines de ce travail d'établissement d'une nomenclature, le but est "tout simplement" de renseigner un champ du message ORDER.

Donc deux "contraintes", l'une sémantique (le but est de passer commande d'une prestation) et l'autre architecturale (on doit pouvoir produire, dans le guide d'implémentation d'Esppadom, une liste de codes avec les libellés correspondants).

La nomenclature doit donc permettre au donneur d'ordre de préciser quels actes doivent être fournis par le service d'aide à domicile dans le cadre du budget (du temps) alloué par le plan d'aide.
Assez logiquement, la prestation désignée dans le message doit déjà être inscrite au catalogue du SAD (on ne passe pas commande d'un produit qui n'est pas référencé chez le fournisseur en question), ce qui explique que la démarche entamée il y a plusieurs années était partie de la liste des prestations des SADs.

La nomenclature doit également, au moins dans un premier temps, s'adapter au message ORDER, qui ne prévoit pas aujourd'hui de "syntaxe", mais simplement un code. Le principe est donc bien de prévoir "un code par type de prestation qu'un CD peut commander à un SAD". Il se peut parfaitement que nous ayons besoin de rendre ce processus plus souple en ajoutant des "modificateurs" (comme, par exemple, le modificateur "en urgence" dans la CCAM (Classification Commune des Actes Médicaux)), mais aujourd'hui, notre besoin est de fournir une amorce pérenne de liste ESPPADOM_SERVICE afin de permettre aux donneurs d'ordre de renseigner la balise SpecifiedCITradeProductDetails du message ORDER (voir chapitre 3.8.6 du guide d'implémentation).

Bien cordialement,
L'administrateur à désactivé l'accès en écriture pour le public.

Besoins et prestations : nomenclature SERAFIN-PH 11 Avr 2017 22:31 #149

  • Philippe AMELINE
  • Offline
Bonjour, et merci de cette très intéressante contribution.

Nous partageons deux principes de base :
1) Il s'agit de prolonger l'arborescence des besoins par un espace de prestations en réponse.
2) Il est plus logique d'habiller les branches avec des modificateurs que de subir une explosion combinatoire de feuilles.

La question qui reste ouverte est de savoir si l'arborescence doit se limiter à la CIF ou se prolonger au-delà. On peut le formuler autrement : doit on prendre pour contrainte de se limiter à la CIF ou se donner la liberté d'optimiser à notre guise.

Dans l'exemple qui nous occupe, la toilette, mon opinion est que, puisque la CIF nous impose l'arborescence partielle/totale, prolonger d'un cran avec "chez une personne non verticalisable (au lit)/chez une personne verticalisable (au lavabo/à la douche)", nous amène à créer 4 cas qui représentent effectivement 4 types d'actions essentiellement différentes (typiquement en ce qu'elles ne partagent pas/peu d'attributs communs). Ça ressemble fort, à mon sens, à une optimisation intéressante.

J'aurais même tendance à penser que c'est un cas où la CIF est piégeuse car, en distinguant partielle/totale, elle s'éloigne des limitations fonctionnelles de la personne, et qu'il aurait été plus logique qu'elle distingue verticalisable (besoin d'aide)/non verticalisable (incapacité complète).

La classification infirmière, qui distingue, en plus, la toilette totale chez un individu non participatif mérite probablement d'être étudiée de façon spécifique (c'est le double de travail).

De façon pragmatique, il faudrait reprendre votre travail actuel attaché à la CIF, et voir s'il est simplifié ou rendu plus complexe par une prolongation de l'arborescence (ici, d'un seul cran). La grille d'analyse est simple : peut-on séparer en groupes d'usage distinct la liste des modificateurs ?

Si nous devions étudier un autre domaine que la toilette pour prendre du recul, je proposerait bien tout ce qui touche à l'alimentation, domaine où la CIF propose le code unique "eating" et qui est, mécaniquement, celui que la proposition actuelle a le plus développé "au delà de la CIF".

Bien cordialament,
L'administrateur à désactivé l'accès en écriture pour le public.
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